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Libération

Portrait de la hiérarchie catholique en Medef

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Publié le 06/12/2012 à 19h07

Nom de Dieu ! Se rendit-elle seulement compte de ce qu'elle allait déclencher de foudres cléricaux et de tohu-bohu médiatique, Cécile Duflot, en demandant lundi (dans le Parisien) à l'archevêché de Paris de mettre à disposition de l'hébergement d'urgence une partie de son capital immobilier - et, sacrilège des sacrilèges, en le menaçant en creux de réquisition ? Venant de la ministre du Logement d'un gouvernement dit «de gauche», la proposition était-elle si scandaleuse, quand on estime dans le seul Paris intra-muros à quelque cinq mille le nombre de SDF ? Etait-elle saugrenue, en ces temps de délitement catastrophique d'un système qui jette chaque jour sur le pavé plus d'un millier de chômeurs nouveaux ? Ma foi - si j'ose dire - non, mais il semble que, dans la profession, je sois très minoritaire.

Trop de mes confrères, à mon goût, ont en effet interprété la sortie de la ministre - dont il convient ici de rappeler qu’elle n’est pas préposée à la famille - comme une piquante réponse à la croisade organisée par leurs éminences contre le mariage homo (ou «gay», ou «pour tous»). Trop de mes collègues, sur un registre à peine différent, y ont lu la protestation d’une ministre verte, encalminée dans un gouvernement qui la maltraite, elle et les siens, à Notre-Dame-des-Landes ou ailleurs ; à ceux-là, on rappellera que Cécile Duflot n’y est pas préposée à l’Environnement.

Tandis que la maison UMP n'en finit pas de brûler et nos socialistes gouvernants de mentir (ou

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