François Fillon et Jean-François Copé ont laissé entendre qu’ils pourraient se retrouver lundi pour un cinquième entretien à huis clos. Et tout indique que ce pourrait être le dernier. Rares sont ceux, à l’UMP, qui croient à la possibilité d’un accord. Car après les quatre tête-à-tête de la semaine passée, les deux rivaux n’ont manifestement pas bougé sur l’essentiel : Fillon exige un nouveau vote avant le printemps 2013, Copé ne l’envisage pas avant l’été 2014. Après huit jours de relative discrétion, les deux hommes ont prévu de s’exprimer publiquement en début de semaine. Le député-maire de Meaux sera à Chartres lundi, pour un meeting, tandis que l’ex-Premier ministre réunira le lendemain, à Paris, tous les parlementaires qui le soutiennent. L’occasion, pour l’un comme pour l’autre, de faire connaître leurs intentions.
Cinq rencontres et puis s’en vont
En s'enfermant dans leurs bureaux de l'Assemblée nationale - tantôt chez l'un tantôt chez l'autre - les deux députés ont fait tomber la pression. Astreints au silence, les entourages ont interrompu, pour quelques jours, l'escalade des accusations. Inaugurée lundi dernier, cette séquence a d'abord l'avantage de désarmer Nicolas Sarkozy qui menaçait de les «disqualifier» s'ils s'obstinaient à détruire son UMP. Tant que Fillon et Copé se parlent, on peut supposer qu'ils cherchent une solution. Sans doute auront-ils pu étudier, lors de ces discussions, ce que pourrait être concrètement une gouvernance pa




