Lors de sa première élection en 2007, ses supporteurs étaient «prêts à tuer» pour lui. Hier encore, Jacob Zuma a remporté un second mandat à la tête du Congrès national africain (ANC), avec une très large majorité (2 983 voix contre 991 pour son adversaire Kgalema Motlanthe). «La route vers Mangaung [lieu de la conférence, ndlr] a été faite de divisions», a reconnu le président sud-africain dans son discours inaugural. Mais son opposant n'a pas su profiter du manque de vision politique du Président.
Machine. Zuma a été affaibli après la tragédie de Marikana, qui a fait 44 morts dans la mine de platine en août dernier. Mais le Président a agi en fin stratège ces derniers mois et a placé ses plus fidèles camarades dans toutes les branches du parti.
Le jeune Julius Malema, qui appelait à voter «tout sauf Zuma», et encourageait la nationalisation des mines, fut exclu de l'ANC. Il est aujourd'hui poursuivi pour corruption. En 2009, Jacob Zuma fut porté à la présidence du pays comme le «candidat des pauvres». Cette nouvelle élection marque un tournant. Son vice-président sera désormais Cyril Ramaphosa, ancien syndicaliste devenu milliardaire après l'apartheid, grâce à ses actions dans le secteur des mines et notamment dans l'entreprise de Lonmin… à Marikana.
Les Sud-Africains sont majoritairement déçus par ce vote. Mais ce n'est pas le pays qui a élu Zuma à sa tête, c'est une machine politique. «JZ» est issu d'un milieu rural très pauvre, e




