On a eu envie d'y voir de plus près. 217 nouveaux députés ont été élus en juin dernier. C'est près de 40 % de renouvellement: plus de jeunes et de plus de femmes dans une Assemblée nationale masculine poivre et sel. Un coup de frais. Certains n'avaient jamais mis un pied au Palais Bourbon avant leur élection, d'autres piétinaient sur le seuil, en attendant leur heure. Qu'apportent ces néodéputés aux visages inconnus pour la plupart? Un simple rafraichissement? Une transformation des pratiques? Une modernisation de la fonction?
A gauche, par exemple, la jeune génération est composée d'élus «morts de faim», selon l'expression de Thierry Mandon, porte-parole du groupe socialiste, à cheval sur le non-cumul des mandats et très investis. Que veulent-ils faire de leur cinq ans au service des Français?
Libération est allé à leur rencontre. Pour raconter un ou une député(e), en chair et en os. Depuis septembre, chaque semaine, nous publions sur Libération.fr le portrait d'un de ces «nouveaux visages de l'Assemblée», en privilégiant celui ou celle qui a une résonance avec l'actualité politique et sociétale: crise à l'UMP, Florange, traité européen…
Depuis que nous les avons croqués, Karine Berger, un temps pressentie pour être porte-parole du PS, a payé sa liberté de ton sur la politique économique du gouvernement ; Gérald Darmanin a fait par




