Si seulement c’était à cause des 75%, du caractère supposément confiscatoire du taux que le Conseil constitutionnel avait censuré la contribution exceptionnelle de solidarité… Alors nous aurions pu nous en donner à cœur joie. Dénoncer l’inique droit de veto d’une institution très imparfaitement démocratique, composée de manière fort peu sage de neuf membres tous nommés par la droite, sans compter les trois ex-présidents n’ayant pas encore passé l’arme à gauche. Bref une pseudo-cour constitutionnelle toujours incapable d’autoriser la publication d’opinions dissidentes. Las, en dépit de la pertinence de telles critiques, il faut bien en l’espèce reconnaître l’objectivité technique de cette décision : l’unité de base de l’impôt sur le revenu étant le foyer, la taxe ne saurait s’appliquer à une personne. Point besoin d’être fiscaliste chevronné pour le comprendre. Ce qui demeure mystérieux, en revanche, c’est qu’une telle erreur puisse être produite par la machine politico-administrative. Etrangement, cela n’a pas l’air d’inquiéter l’impassible et déjà plus que fragilisé Jérôme Cahuzac, pourtant responsable en première ligne de cette faute lourde. Le ministre du Budget a en effet balayé la décision du conseil, indiquant que la mesure serait simplement repoussée d’un an (et sans doute même allégée). Alors même qu’il s’agissait d’un dispositif de crise, provisoire et donc urgent ! Avant que le Président n’adresse ses vœux aux Français, permettons-nous de lui en souffler un partagé
EDITORIAL
Faute
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Publié le 30/12/2012 à 21h56, mis à jour le 31/12/2012 à 11h19
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