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Récit

Avec le Grand Lyon, la décote du Rhône

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Le maire PS Gérard Collomb fait le forcing pour que sa ville accède la première au statut de métropole européenne, réduisant le département à peau de chagrin.

Le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb devant des immeubles du quartier de la "Confluence", le 9 février 2012 à Lyon. (Photo Philippe Merle.AFP )
Publié le 06/01/2013 à 19h26, mis à jour le 07/01/2013 à 9h16

La marche vers la séparation à l’amiable entre la communauté urbaine de Lyon et le département du Rhône se poursuit. Samedi, Michel Mercier, le président du conseil général (ex-Modem passé à l’UDI), a annoncé qu’il renonçait à son mandat. L’ancien garde des Sceaux du gouvernement Fillon va se replier sur son fief de Thizy-les-Bourgs (Rhône) dont il vient d’être réélu maire. Il laisse ainsi les coudées franches à Gérard Collomb, sénateur-maire PS de Lyon et président de la communauté urbaine - le Grand Lyon.

Pour ce dernier, l'enjeu est le suivant : transformer ce groupement de 58 communes en métropole européenne, statut prévu par la loi de décentralisation et de modernisation de l'action publique (lire ci-contre). Trois groupements intercommunaux dépassant le million d'habitants sont concernés : Lille Métropole, le Grand Lyon et Marseille Provence Métropole. Mais l'ambition de Collomb est de griller les deux autres et de faire de Lyon la première du genre en France.

«Fort de café». Lors de la présentation de ce projet à la presse le 4 décembre, Mercier avait annoncé une «loi spéciale Lyon» permettant la création de la métropole lyonnaise sans attendre la loi générale. Vendredi, Collomb était occupé à faire avancer ses pions. «J'ai vu Marylise Lebranchu [la ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique, ndlr] le 2 janvier. Et j'ai eu Jean-Marc Ayrault, hier, au téléphone», affirmait-il.

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