Alors que plusieurs grandes villes socialistes s'engagent à passer aux quatre jours et demi dès la rentrée, Gérard Collomb, le maire (PS) de Lyon, entretient le mystère. A Libération, il explique attendre le coût total de cette mesure pour la ville.
Lyon peut-il dire non à une mesure emblématique pour le ministre de l’Education ?
Je comprends qu’il veuille avancer vite. Mais c’est un challenge difficile et qui demande un gros effort aux communes. Nous sommes en train d’y travailler. Nous nous donnons un mois, un mois et demi, pour répondre. Le problème n’est pas d’y aller, c’est d’y aller dans de bonnes conditions.
A quoi conditionnez-vous votre acceptation ?
Nous avons eu une première réponse sur le financement par l’Etat qui serait de 50 euros par enfant pour 2013. Pour nous, cela représente un total de 1,736 million d’euros. Les caisses d’allocations familiales (CAF) sont censées prendre le relais à partir de la deuxième année. Mais j’en ai parlé au directeur de la CAF du Rhône, et il m’a dit qu’il n’avait pas d’indications de la Caisse nationale. J’attends, pour donner ma réponse, de savoir si on va pouvoir passer, ou non, un contrat avec les CAF.
Quel serait le coût de la réforme pour Lyon ?
Aujourd'hui, les activités périscolaires nous coûtent 3,15 millions d'euros. Avec la réforme, on passerait à 5,45 millions d'euros en 2013, puis à 7,635 millions d'euros en 2014, et à 8,36 millions d'euros en vitesse de croisière. Le taux d'encadrement [des activités périscolaires, ndlr] serait en effet assoupli les premières années avant de revenir dans les clous de la loi.
Pour nous, un surcoût de 5 millions d’euros, c’est juste impossi




