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Les nouveaux visages de l'Assemblée (14)

Olivier Véran, génération spontanée

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Toutes les semaines, Libération.fr dresse le portrait d'un des 217 primodéputés. Aujourd'hui Olivier Véran, élu de l'Isère, médecin, et orateur du PS sur le contrat de génération.

Olivier Véran le 24 octobre à l'Assemblée. (AFP et Reuters)
Publié le 15/01/2013 à 13h26

C'est un député surprise. Il ne s'en cache pas vraiment, même s'il fait mine de s'offusquer quand on lui dit qu'il est à l'assemblée nationale par «miracle». Olivier Véran, 32 ans, a été le suppléant imprévu de Geneviève Fioraso, elle-même ministre inattendue... D'une certaine manière, il n'aurait jamais dû être là, avec une place dévolue au Palais Bourbon. Mais maintenant qu'il y est, il entend profiter de sa chance. Dans un genre un peu survolté. «Je n'ai pas vraiment atterri», confie-t-il, attablé dans un restaurant près de l'Assemblée nationale. Il ajoute, à propos de cette jeune génération de nouveaux députés dont il fait partie:  «On a les crocs, on a envie de participer. On est aussi les représentants de l'opinion publique qui attend du renouvellement.»

Député de la 1re circonscription de l'Isère, il est responsable pour le groupe PS du texte sur le contrat de génération, en séance ce mardi dont un autre député PS, Christophe Sirugue, est le rapporteur. Il sera orateur sur le texte qui, selon le gouvernement, devrait permettre 500 000 embauches de jeunes en CDI en cinq ans et autant de seniors maintenus dans l'emploi. Aucun frisson à quelques heures de sa prise de parole. Dans l'hémicycle, Olivier Véran ne ressent «pas d'inhibition». Membre de la commission des affaires sociales, il s'y sent «comme un poisson dans l'eau».

«Mais où est la caméra ?»

Rien ne présageait d'une carrière politique d'élu. Olivier Véran est médecin neurologue, en poste au CHU

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