On ne naît pas président de la République, on le devient. Nicolas Sarkozy, qui s'y préparait pourtant depuis longtemps, reconnaissait qu'il faut, une fois élu, entre six mois et deux ans pour entrer dans les différents rôles qu'implique la fonction. Encore certains de ses adversaires proclament-ils qu'il n'y est lui-même jamais totalement parvenu. Au-delà de ces polémiques, il est incontestable que le statut de chef de l'Etat comporte un noviciat. Pour tout président de la Ve République, à l'exception du général de Gaulle qui se vivait depuis 1940 en seul détenteur de la légitimité nationale, il y a donc une période d'apprentissage de la fonction. Elle est difficile, éprouvante, elle est même psychologiquement violente. Il faut tout à la fois s'habituer à vivre dans un palais officiel - ce qui n'a rien de drôle ni d'agréable - se familiariser avec un lourd protocole, modifier soudain son expression publique, corseter son comportement naturel, trouver le ton, le style et surtout la méthode aussi bien avec ses propres collaborateurs qu'avec le gouvernement ou encore avec ses interlocuteurs internationaux. Il faut surtout, au-delà du lourd ballet des apparences, se débarrasser des oripeaux du candidat, choisir soudain sa ligne dans vingt domaines différents. On passe brusquement du virtuel au réel, de la politique rêvée à la politique menée, toujours si difficile à assumer. Globalement, c'est une métamorphose sans anesthésie. Le nouveau président accomplit ses vœux l
François Hollande : la fin du noviciat
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Publié le 16/01/2013 à 19h36, mis à jour le 17/01/2013 à 14h40
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