«Ça tourne en rond», glisse Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, en sortant de l'hémicycle. «On est lassés», confirme un député PS. Hier, la droite a remis en marche sa grande lessiveuse. En mode recyclage. A quelques exceptions près, dont le très inventif UMP Hervé Mariton, jamais à court d'un concept nouveau - comme hier celui d'«asile conjugal» -, de très nombreux députés de droite ont concentré leur intervention sur la gestation pour autrui (GPA).
Hors sujet alors que le texte en débat porte sur le mariage ? Peu leur importe. Depuis la découverte d'une circulaire de la garde des Sceaux demandant la délivrance de papiers d'identité français à des enfants français, même s'ils sont nés par GPA à l'étranger, l'UMP n'en finit pas de ronger cet os. Les mêmes arguments sont réutilisés d'une intervention à l'autre. Philippe Gosselin ressort son équation fétiche : «Mariage + adoption = PMA et GPA». L'expression «cheval de Troie» revient aussi plusieurs fois, tout comme l'accusation de «marchandisation du corps». Christian Jacob, chef de file des députés UMP, fait, lui, lecture d'une lettre que François Hollande lui a adressée, pour expliquer que la circulaire n'était pas «une reconnaissance de la GPA», à laquelle le président de la République est opposé. La FN Marion Maréchal-Le Pen emboîte elle aussi le pas sur les mères porteuses, applaudie par des députés de l'opposition.
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