Un mariage et un enterrement ? Après le vote, samedi, de l'article 1 ouvrant le mariage civil aux couples homosexuels (249 voix pour - dont celle de l'UMP Franck Riester -, 97 contre), la procréation médicalement assistée (PMA) vient-elle, dans le même temps, de connaître ses dernières heures ? Hier, le débat s'est enflammé au Palais-Bourbon autour des déclarations contradictoires du gouvernement sur le sujet. «J'en ai assez de ces retournements successifs», a soufflé la communiste Marie-George Buffet, auteure d'un amendement pro-PMA. «Qui croire ? Qui pilote ? On gouverne à vue», a tweeté de plaisir l'UMP Philippe Gosselin.
Qu'en est-il ? Hier en fin de matinée, alors que le Parlement poursuit son marathon et doit encore examiner quelque 4 000 amendements, la ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, est interpellée sur la PMA et, sur tous les bancs, on réclame de la «clarté». La droite craint les «PMA de convenance» et parle «d'enfants Playmobil», tandis qu'à gauche, Sergio Coronado (EE-LV) exige des précisions sur «la méthode, le calendrier, le périmètre» du prochain projet de loi sur la famille, annoncé pour le 27 mars en Conseil des ministres. Il est rejoint par le socialiste Olivier Dussopt.
Cohue. Au micro, la ministre explique alors que ce futur texte sera examiné au Parlement «avant fin 2013». Elle le répète : «La PMA sera abordée dans le cadre de cette loi» qui concernera




