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Dans la caravane du Président

Voyage de Hollande : la caravane passe, l'Inde reste

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Le chef de l'Etat français était en voyage en Inde pour deux jours. Récit.

[Archive] L'hôtel Maurya de New Delhi, en 2010, lors d'un voyage de Barack Obama. (© Adnan Abidi / Reuters)
ParGrégoire Biseau
envoyé spécial à New Delhi
Publié le 13/02/2013 à 19h16, mis à jour le 15/02/2013 à 19h57

Pendant le déplacement de François Hollande en Inde, Libération vous raconte de l'intérieur les petites et grandes histoires d'un voyage présidentiel.

L'Inde par la fenêtre de la caravaneVendredi 19 heures, sur la route de l'aéroport de Bombay

La nuit tombe sur Bombay. La visite en Inde de Hollande est terminée. Le long cortège présidentiel roule sur des avenues désertes. Sur l’autre voie, c’est un immense embouteillage. La police a bloqué toutes les issues, pour nous. De chaque côté de la chaussée, des badauds sont amassés sur les trottoirs pour regarder défiler les belles voitures. C’est une succession de bidonvilles et d’immeubles délabrés. C’est la première image de misère sociale de ce voyage. Et rien que pour cela, la très courte escale à Bombay aura valu la peine. Car à New Delhi, le chef de l’Etat et donc les journalistes n’ont pas quitté le quartier administratif et des ambassades. On était comme coupé de la réalité sociale du pays. D’où l'étrange sensation que rien ne ressemble autant à un voyage présidentiel qu’un autre voyage présidentiel. Finalement, peu importe la destination. Une caravane présidentielle ne voyage pas, elle suit un Président et c’est très différent. Ce sont les mêmes hôtels. Les mêmes bus. Les mêmes contrôles de sécurité. Les mêmes salles de conférence de presse. Les interlocuteurs changent, le décorum assez peu. Sauf sur la route de l’aéroport de Bombay.

Hollande fait rire malgré lui sur la croissance françaiseVendredi 11 heures, auditorium du Mémorial Nehru, New Delhi

Et la salle a ri. Mais ce n'était pas suite à une bonne blague de François Hollande. Non, cette fois, le chef de l’Etat a fait rire malgré lui. Et ce n’est jamais très agréable

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