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Enquête

Municipales : le PS en friche à Montpellier

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Deux ans après la mort de Georges Frêche, le parti tente d’arbitrer entre trois prétendants qui se déchirent.

La statue de Georges Frêche, sur le parvis du lycée Georges Frêche. (Photo Nanda Gonzague)
ParAntoine Guiral
Envoyé spécial à Montpellier
Publié le 13/02/2013 à 22h16

Avant, les choses étaient simples à Montpellier. A chaque scrutin, Georges Frêche, potentat socialiste du Languedoc-Roussillon, composait les listes. Il promouvait les uns, bannissait les autres - non sans les avoir tous traités de «cons». Et cela l'amusait beaucoup. Unique règle : pas une tête qui dépasse pour lui faire de l'ombre ! Mais un petit matin d'octobre 2010, Georges Frêche est mort. Depuis, ses enfants n'en finissent pas de se disputer les meilleurs morceaux de sa dépouille politique.

Dans ce contexte où chaque pôle de pouvoir (région, département de l'Hérault, mairie de Montpellier, agglomération) a sorti les barbelés, la préparation des élections municipales est pour Solférino d'une «extrême complexité», comme le dit, amusé, ce haut dirigeant du PS. Dans cette ville ancrée à gauche, pas moins de trois candidats sont déterminés à briguer l'hôtel de ville. Deux sont déclarés : la maire sortante, Hélène Mandroux, et son adjoint à la culture, Philippe Saurel. Le troisième, Jean-Pierre Moure, qui préside «l'agglo» de Montpellier, se prépare depuis des mois et devrait vite officialiser sa candidature.

Leadership. Dès lors, comment les départager ? Un temps évoquée par Harlem Désir, l'idée d'une primaire citoyenne a été remballée. Député PS, Patrick Vignal s'est battu pour la promouvoir, obtenant en soutien plus de 6 000 signatures d'électeurs. Mais il a échoué : «Le parti m'a dit qu'il n'y aurait pas de primair

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