Elle n'a vraiment pas l'impression de faire un truc extraordinaire. Plutôt, «le minimum démocratique vital». Est-ce pour cela qu'elle ne se départit pas d'un sourire amusé? Barbara Romagnan a rendu publique l'utilisation de sa réserve parlementaire. Cette enveloppe de subventions votée dans la loi de finances permet aux députés et sénateurs de financer des opérations d'intérêt local, associations ou projets. Sauf que sa répartition et son utilisation restent opaques. Son existence même est contestée.
«Dans une mairie, un euro qui rentre, un euro ou qui sort, tout doit être justifié. Là, c'est pareil : ce n'est pas notre argent...», argumente la députée du Doubs. Elle a choisi d'aider des projets qui correspondent aux priorités qu'elle a affichées lors de sa campagne électorale, notamment la petite enfance, l'éducation, la santé, et a tout publié sur son site. Elle n'est pas la seule, et d'autres députés lui ont emboîté le pas. Mais cet effort de transparence demeure rare. Pourtant, «ces signes, simples et qui ne coûtent rien, sont de nature à redonner un peu confiance en la politique.»




