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Anne-Lise Dufour-Tonini, discrètement principale

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Toutes les semaines, «Libération» dresse le portrait d'un des 217 primodéputés. Aujourd'hui, l'élue socialiste de la dix-neuvième circonscription du Nord, ancienne institutrice et directrice de collège.

Anne-Lise Dufour-Tonini, députée socialiste du Nord. (DR et Reuters)
Publié le 21/03/2013 à 13h00

Quand elle a été élue dans la dix-neuvième circonscription du Nord, le 17 juin 2012, elle a dû abandonner son poste.«Fonctionnaire, je n'avais pas le choix, j'ai été mise à disposition d'office. Mais je l'ai fait la mort dans l'âme.» Chef d'établissement d'un collège, elle a rendu les clés. «J'ai quitté mon bahut avant le brevet!» se souvient-elle, déjà nostalgique.

Anne-Lise Dufour-Tonini a été institutrice à 21 ans, puis professeure des écoles, directrice d'école, jusqu'à devenir principale d'un collège de 500 élèves, à Denain, dans le Nord. Et elle dit, installée à 43 ans dans son siège de députée : «Si j'en suis là, c'est que l'école de la République a fait son travail.» Et elle ne l'oublie pas.

Anne-Lise Dufour-Tonini s'est logiquement investie sur la réforme de Vincent Peillon proposant une refondation de l'école, votée ce mardi. Elle a fait partie des députés assidus sur ce texte. «Je l'ai lu, relu, travaillé, et j'ai proposé des amendements», acquiesce celle qui a apprécié que la jeunesse soit la priorité de François Hollande. «Un élève qui ne lit pas en sixième, il n'apprendra pas au collège. Dans mon département, c'est le cas de plus de la moitié des élèves. C'est pour ça qu'il faut mettre le paquet sur le primaire.»

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