S'il n'a même plus l'aura de sa moralité déjà sérieusement écornée dans trop de menteries, que va-t-il rester au crédit de l'exécutif socialiste ? La rigueur, et le soutien de la droite qui va avec. Ce sera tout, mais n'est-ce pas l'essentiel ? Cette chanson-là, on pouvait la supputer dès mardi soir, peu d'heures après que les «simples allégations» du site Mediapart eurent conduit à l'ouverture, par le parquet de Paris, d'une information judiciaire visant Jérôme Cahuzac pour, entre autres, «blanchiment de fraude fiscale». (En revanche, de plainte en diffamation, dont le ministre du Budget menaçait depuis quatre mois le site d'information en ligne, point.)
C'est peu avant 20 heures que le président Hollande avait (enfin) mis un terme aux fonctions dudit ministre («à la demande de celui-ci», bien sûr…), et déjà, dans tous les JT, résonnaient de surréels «éléments de langage». Il y était question d'une décision dont de zélés préposés à l'info nous répétèrent à satiété, en écho d'éminences socialistes, qu'elle allait «au-delà de la jurisprudence», puisque, n'est-ce pas, «Jérôme Cahuzac n'était même pas mis en examen». Saluons donc, avec Claude Bartolone, patron des députés socialistes, la «dignité» de l'intéressé qui allait enfin pouvoir, selon son collègue Moscovici, de Bercy, «défendre son honneur». Suivit une unanime déploration - à laquelle l'opposition apporta une caution enthousiaste (1).
Tout le pays fut ainsi i




