C'est l'histoire d'un atterrissage qui survient cinq mois après les turbulences. Ou comment le directeur de cabinet d'Arnaud Montebourg, Stéphane Israël, est bien parti pour rebondir vers le privé : après un an de cohabitation chaotique avec son ministre du Redressement productif (MRP), il pourrait prendre la tête d'Arianespace. De sources concordantes, Montebourg aurait décidé de se séparer de son bras droit suite à un différend lors de la négociation sur la reprise du site sidérurgique ArcelorMittal de Florange. Ce qui expliquerait son départ probable pour Arianespace, que certains dénoncent comme une «nomination politique».
Tout commence à l’automne dernier, lorsque le dossier Florange refait surface. L’exécutif a jusqu’au 30 novembre pour arbitrer entre deux options : la nationalisation temporaire portée par Montebourg, ou le compromis avec ArcelorMittal (propriétaire de l’usine lorraine) défendu par le Premier ministre. Plusieurs réunions ont lieu à l’Elysée avec Montebourg, et François Hollande laisse son ministre agir sur son flanc gauche. Mais, dans les trois derniers jours de négociation, tout se passe à Matignon, où Israël représente Montebourg.
«Trahison». La répartition des rôles entre ces deux personnalités que tout oppose est cruciale. L'un parle aussi fort que l'autre chuchote. Quand le volcan Montebourg entre en éruption, le pompier Israël tente de limiter les dégâts. Le ministre en plaisante, surnommant Israël




