C’est sous les meilleurs auspices que s’annonce la campagne pour les municipales à Paris… Ce week-end, les deux favorites, Anne Hidalgo (PS) et Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) ont échangé quelques mots, par avocats interposés, pour faire assaut de probité à propos de condamnation et d’affaires.
C'est la potentielle candidate de la droite qui, lassée «des leçons de morale» de son adversaire, a tiré la première : dans le Journal du dimanche, elle souffle que l'adjointe de Bertrand Delanoë «a été condamnée en 2012 à 20 000 euros d'amende pour travail déguisé à l'Apur», l'Atelier parisien d'urbanisme, lié à la ville. Réponse de la socialiste qui exprime sa «consternation» à la lecture «des propos mensongers» de NKM, démentant «de telles allégations» et appelant «à une campagne digne et respectueuse des personnes, où la calomnie et les insinuations n'ont pas leur place». Fin du premier round.
La numéro 2 de l'Hôtel de Ville a franchi, hier, un pas, menaçant NKM de la traîner en justice. Son avocat, Me Patrick Klugman, l'a précisé dans un communiqué : «Anne Hidalgo réprouve particulièrement le fait que Mme Kosciusko-Morizet ait souhaité initier sa campagne à Paris par de telles insinuations calomnieuses et n'accepte pas que sa probité puisse être mise en cause. Elle m'a donc mandaté pour donner une suite judiciaire à ces propos qui sont inacceptables de la part d'une élue de la République.»




