Il y a eu les mensonges. Les aveux. Puis, très vite, les premières remises en cause… des aveux. Et si Jérôme Cahuzac avait exilé des millions d'euros à l'étranger et non les 600 000 évoqués ? D'après la Télévision suisse romande (TSR), l'ex-ministre du Budget aurait tenté de placer 15 millions d'euros sur un compte suisse en 2009. La chaîne, qui ne cite pas ses sources mais des «informations bancaires», ne précise pas le nom de cet «établissement de gestion financière à Genève» qui aurait refusé cette somme, Jérôme Cahuzac étant une personnalité exposée politiquement (terme qui désigne les personnages publics, hauts fonctionnaires, magistrats, particulièrement surveillés par les autorités bancaires).
Ricanements. «Cette thèse n'est pas crédible sur le plan du bon sens», a réagi, hier après-midi, Me Jean Veil, avocat de Jérôme Cahuzac. Argument : «Cela n'aurait aucun sens de ne dire qu'une partie de la vérité.» Depuis les aveux de Jérôme Cahuzac, de nombreux avocats fiscalistes et spécialistes de la finance ricanent pourtant en évoquant la somme de 600 000 euros. «Il y a beaucoup de frais sur ces opérations, un tel montage pour dissimuler un montant pareil ne fait aucun sens», confie l'un d'eux. Antoine Peillon (1), spécialiste de l'évasion fiscale évoque, lui, un ticket d'entrée à 10 millions d'euros.
D'après le quotidien zurichois Tages Anzeiger, l'ancien ministre aurait de




