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tribune

La chance du Président

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ParJean Viard
Directeur de recherche CNRS au Cevipof - Sciences-Po, conseiller municipal de Marseille
Publié le 07/04/2013 à 19h06

La chance du Président est d’être au tapis. L’affaire Cahuzac touche un homme, un pacte de confiance, mais aussi la culture d’un parti et d’un groupe d’hommes porté vers le pouvoir. Et en même temps, la crise économique est plus longue que prévue et le changement de monde que nous vivons est plus profond que ce qu’aucun stratège politique n’avait prévu ni pensé. Et la crise de la France n’est qu’une crise dans la crise européenne qui n’est qu’un élément de la crise financière qui n’est qu’une étape de la place nouvelle du monde occidental sur la planète.

Or, c'est quand tout paraît à terre qu'il faut reconstruire. Car les atouts de la France et de l'Europe sont innombrables pour qui sait regarder le présent à partir de l'avenir et non du passé. La France en particulier est un leader mondial de la production des biens publics, eau, assainissement, route, pont, construction énergie, train, avion, agriculture… Le XXIe siècle planétaire sera bâti de tout cela si on sait le penser en termes durables. La France doit ces savoir-faire à une longue tradition colbertiste. Elle est aussi leader mondial des biens du luxe et de l'exception culturelle française, y compris le tourisme, qui fait rêver les élites du monde entier. Elle le doit à son rayonnement au XXe siècle et à sa vieille culture néomonarchiste. Enfin, elle possède avec Paris, et l'Ile-de-France prolongée par le TGV, un des cinq ou six hub mondiaux autour desquels s'organise la mondialisation.

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