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Quand la rumeur affole l’exécutif et devient fait politique

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Publié le 08/04/2013 à 22h26

Revenons aux faits. Pendant 72 heures, une rumeur tétanise une partie de l'exécutif et court les rédactions. Le service Politique de Libération en suit le parcours fulgurant dans les différents ministères et palais de la République, son effet pétrifiant auprès d'interlocuteurs soudain infiniment difficiles à joindre, le silence radio généralisé.

En débobinant toujours un peu plus le fil, apparaissent également deux éléments : un journaliste s’est bien entretenu samedi avec le ministre dont le nom est sur toutes les lèvres, cette rencontre ayant fait l’objet de communications tous azimuts au sein de l’exécutif et semé la zizanie dans les esprits.

Pour reconstituer la cartographie de ce qui ressemble à un mouvement de très grande nervosité au creux d'un week-end anodin, les journalistes de Libération ont travaillé collectivement. Constat partagé : l'affaire Cahuzac continue à distiller son poison qui prend désormais la forme, au sein du gouvernement et des cabinets ministériels, d'un «à qui le tour ?» paniqué.

Cette panique, fondée sur une rumeur, est un fait politique en soi. Inquiétant. Une preuve que l’exécutif est très loin d’avoir retrouvé la sérénité qu’il cherche pourtant à afficher devant les caméras, par exemple en Corrèze. Il y a fort à parier que, dans de nombreuses

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