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Analyse

Les Etats-Unis, stricts sur les principes, moins sur la richesse

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Ministres et hauts fonctionnaires sont soumis à des enquêtes serrées… qui n’empêchent pas l’argent de gouverner la politique.

La Maison blanche, à Washington, le 25 mars 2013. (Photo Mary Calvert. Reuters)
ParLorraine Millot
De notre correspondante à Washington
Publié le 09/04/2013 à 22h26, mis à jour le 10/04/2013 à 14h09

Vue des Etats-Unis, l'affaire Cahuzac rappelle que la France vit encore à l'âge des ténèbres : «Un Cahuzac n'aurait jamais été possible chez nous !», «il aurait été épinglé avant d'être ministre», se confortent les quelques journalistes et analystes américains qui suivent le scandale français. Les mesures aujourd'hui envisagées en France pour «moraliser» la vie politique sont depuis longtemps déjà en vigueur aux Etats-Unis : chaque année, au 15 mai, les élus au Congrès fédéral, leurs principaux collaborateurs, les ministres et leurs collaborateurs doivent rendre un questionnaire énumérant tous leurs biens, leurs revenus et les crédits qu'ils ont contractés. Avant d'être nommés, les ministres américains et leurs principaux collaborateurs sont aussi soumis à une inquisition particulièrement fouillée, le vetting process. Ils doivent répondre à des dizaines de questions portant non seulement sur leur patrimoine mais aussi les moindres recoins de leur vie privée. Ont-ils déjà consommé de la drogue ? Quel est le statut de leurs employés de maison ? Consultent-ils un psychothérapeute ? Chaque administration peut ajouter des questions à sa guise. Actuellement, l'équipe Obama se veut ainsi très rigoureuse, et à la pointe des nouvelles formes de communication : pour éviter les mauvaises surprises, elle demande aussi à ses collaborateurs de fournir les liens vers leurs pages Facebook ou tous autres réseaux sociaux auxquels ils participent. Avant de prendre le

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