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Libération
Reportage

Au Front national, «l’objectif, c’est d’être prêt»

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A Saint-Etienne, le secrétaire général  Steeve Briois est venu donner aux militants d’extrême droite «les bonnes méthodes» pour préparer les municipales.

ParCharlotte Rotman
De notre envoyée spéciale à Saint-Etienne
Publié le 29/04/2013 à 21h56

Il fait un raid. Avec le sourire et sa sacoche pleine de paperasses. Sorte de mécano en chef en costume cravate, Steeve Briois, secrétaire général du Front national, est l'un des artisans de la grande réorganisation du parti d'extrême droite initiée avec l'aval de Marine Le Pen. Certains se délectent à prononcer de grands discours, lui n'aime rien tant que faire tourner la boutique, comme à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, où son militantisme local a fait ses preuves. D'ici juin, toutes les fédérations auront reçu sa visite ou celle de son adjoint - plus ou moins amicale. Après les Bouches-du-Rhône ou l'Isère, avant Manosque ou Nice, Steeve Briois débarque ce jour-là à Saint-Etienne. La fédération FN de la Loire y tient le soir «un bureau politique» restreint avec une douzaine de cadres. Briois s'y invite pour parler adhésions, tracts, municipales. Et mettre en ordre de bataille des troupes déjà très motivées et prêtes à décupler leurs performances.

Duplicopieur. Pas de bavardages inutiles. Briois est en service. Petit café à son arrivée à la gare avec la secrétaire départementale, nommée en 2011. Militante depuis ses 16 ans, Sophie Robert, 40 ans, cinq enfants, souriante BCBG, s'est mise «à disposition du Front il y a huit ans». Elle vit à la campagne. Loin de Saint-Etienne qu'elle n'aime pas et où ses filles aînées prétendent que «si elles croisent le regard d'un Arabe et qu'elles ne baissent pas les yeux, el

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