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Libération
Reportage

«Ni kebab ni burger, vive le jambon-beurre»

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Marine Le Pen a mené hier le traditionnel rassemblement du Front national à Paris, devant des milliers de personnes chauffées à blanc.

Publié le 01/05/2013 à 22h26

Quand elle arrive sur scène, les bras en croix, le sourire large, tout le monde se lève pour l'acclamer. Seul son père demeure assis. Sur le podium, les membres du bureau politique du Front national, les élus et secrétaires départementaux anonymes, les deux députés, Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen, sont debout pour accueillir leur chef. Celle qui, campée en «patriote» et dopée par des sondages favorables, promet «la lumière de l'espoir» aux Français frappés par la crise et veut les délivrer des «ténèbres de l'Europe».

Marine Le Pen prend possession des planches et du micro, avec une «autorité» qu'elle revendique. Pleine de confiance, car elle croit avoir gagné «la bataille des idées». Derrière elle, place de l'Opéra, une grande banderole, jaune et bleue : «Le peuple d'abord !» Devant elle, des «marées de drapeaux» tricolores et plusieurs milliers de personnes, venues assister au traditionnel défilé du 1er mai du parti d'extrême droite, en hommage à Jeanne d'Arc.

Ton grave. Marine Le Pen rappelle qu'il y a un an, elle était là, portée par un «vote d'espérance» que lui ont adressé 6,4 millions de Français, lors de la présidentielle. Hier, elle a fait savoir que ce n'était qu'un début : citant à la fois un «record historique des adhésions», des études d'opinions encourageantes et «un accueil de plus en plus chaleureux». Dans un disco

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