Non, François Hollande n’est pas qu’un mou ayant toujours tort sur tout. Il a au contraire eu raison, totalement raison, sur deux points aussi fondamentaux l’un que l’autre.
Quand Bamako, premier point, s’est soudain trouvé menacé par une offensive jihadiste, il a su organiser en moins de trois jours l’intervention au Mali sans laquelle le Sahel serait aujourd’hui devenu un bastion terroriste menaçant le Maghreb, l’Afrique subsaharienne et l’Europe. Ce n’est pas de l’indécision qu’il a montrée là mais de la détermination et son autre mérite n’est pas moins grand.
Dès le début de sa campagne et sans jamais varier depuis, il a su dire et marteler, sur l’Europe, ce que chacun va maintenant répétant dans ce qui sera, bientôt, une unanimité. Bien avant que les sociaux-démocrates allemands ne lui emboîtent le pas, que les Américains ne crient au casse-cou, que le nouveau chef du gouvernement italien ne sonne l’alarme et que la Commission elle-même n’ait fini, vendredi, par se rendre à l’évidence, il avait su dire qu’à s’en tenir à la seule rigueur, l’Europe allait dans le mur.
Alors, oui, évidemment, pour que le reste de l’Union ouvre enfin les yeux, il a fallu qu’elle plonge dans le marasme économique, que la croissance recule jusqu’en Allemagne, que le divorce s’accentue dramatiquement entre l’Europe et les Européens et que les grandes forces politiques s’en trouvent ébranlées par la montée de la colère sociale et des démagogues en tout genre. C’est l’ampleur de la catastrophe euro




