A droite, la première année du quinquennat de François Hollande a été dominée par la guerre Copé-Fillon. La deuxième année sera en revanche le cadre d'un duel Fillon - Sarkozy. L'assaut a été lancé la semaine dernière par l'ancien Premier ministre qui, par trois fois en quatre jours, a affirmé sa volonté de participer à la primaire «ouverte» qu'organisera l'UMP pour choisir son candidat à l'élection présidentielle de 2017 «quelles que soient les circonstances». En clair, François Fillon fait savoir que si Nicolas Sarkozy rentre dans le jeu, il ne s'effacera en aucun cas et affrontera sans état d'âme son ancien chef de file. C'est la position exactement inverse de celle de Jean-François Copé qui ne cesse de proclamer que, si l'ancien président de la République choisit de revenir dans l'arène, il s'effacera sur le champ et sera son plus fidèle soutien. Du côté de la droite, la donne vient donc de changer. A l'affrontement Copé-Fillon succède la bataille Fillon-Sarkozy.
Aucun mystère là-dessous. Au bout d’un an d’un conflit d’une exceptionnelle violence - personne n’a oublié le psychodrame autodestructeur de la primaire «fermée» pour désigner le président de l’UMP -, les deux hommes ont fait match nul. Cela s’est mesuré à quelques dizaines de suffrages près dans l’ubuesque décompte des voix, cela s’est confirmé dans le champ politique. Jean-François Copé, mobilisant à son profit toutes les ressources de l’UMP, a dévasté son image personnelle en proclamant sa victoire av




