La période d’apprentissage semble terminée. Comme s’il avait pris la mesure d’une première année désastreuse, sanctionnée par une popularité au plus bas, François Hollande a restauré un peu de sa stature présidentielle et européenne. Loin de l’intervention sans saveur commise il y a moins de deux mois à la télévision, le chef de l’Etat a corrigé, hier, son image écornée autour de trois grands principes. Démontrant par le détail sa capacité à trancher, il s’est d’abord efforcé de convaincre qu’il était bien l’homme de décision que la fonction exige. Il a ensuite affiché un volontarisme doublé d’une détermination sans faille, loin des atermoiements politiques qui ont marqué la première année du quinquennat. François Hollande a enfin tracé les grands lignes de sa méthode et inscrit son «mouvement» dans le temps comme s’il se décidait à écrire l’histoire de son mandat. Sur la forme le président Hollande a sans aucun doute réussi sa conférence de presse. Mais il n’est pas certain que la correction de son image suffise a retrouver un peu de confiance. Car, sur le fond, le chef de l’Etat a pour l’essentiel réaffirmé les grandes lignes de sa politique, continuant d’afficher une foi intacte en une inversion de la courbe du chômage et un retour prochain de la croissance. Or c’est d’abord sur ces engagements qu’il sera jugé. Au matin de l’an II du quinquennat, François Hollande est face au principal enjeu de son mandat : conjuguer l’histoire présidentielle qu’il veut écrire avec l’urge
EDITORIAL
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ParEric Decouty
Publié le 16/05/2013 à 22h33
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