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Portrait

Lagarde en vedette américaine

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La directrice générale du Fonds monétaire international a su s’imposer à Washington.

Publié le 22/05/2013 à 22h26

Un large sourire, rayonnant jusqu'à ses boucles d'oreille. Vendredi encore, Christine Lagarde s'affichait à la terrasse du Sofitel de Washington, avec la députée UMP Françoise de Panafieu, comme pour dire, en cet endroit symbolique (c'est au Sofitel de New York que son prédécesseur, DSK, a sabordé sa carrière en une relation sexuelle de sept minutes avec la femme de ménage de l'hôtel), qu'elle continue de profiter de sa vie à Washington comme directrice générale du FMI. «Si elle est affectée par la procédure en France, et je pense en effet que cela la déstabilise, elle n'en laisse rien paraître, note un collaborateur. Au bureau, elle se préoccupe plutôt de nous, elle prend des nouvelles de chacun. Mais c'est sa façon d'être, en général.» Après avoir adoré Strauss-Kahn, le FMI est assez largement sous le charme de sa directrice générale. «Madame Lagarde est bien pour le Fonds, apprécie un vétéran du conseil d'administration. Sa personnalité est radieuse, et il me semble qu'elle est encore plus populaire dans le monde que Strauss-Kahn ne l'était et plus connue même que le président français actuel. Tout le monde se l'arrache, elle joue dans la Super League des dirigeants internationaux. Ce capital de popularité est quelque chose de très utile au Fonds.»

«Textos». A la tête du FMI depuis 2011, Lagarde a beaucoup joué de son charme, sans cesse relevé par les Américains, et veillé à soigner ses relations ave

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