A l’heure où Anne Hidalgo engage la bataille de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet est déjà épuisée par les querelles de son camp. Car un an après la défaite de Nicolas Sarkozy, six mois après le pathétique affrontement Copé-Fillon, et au lendemain des manifestations successives contre le mariage gay, NKM incarne jusqu’à la caricature une UMP divisée, sans véritable discours ni programme, en proie à ses anciens démons.
Maltraitée par son propre camp où certains affirment même vouloir sa perte, Nathalie Kosciusko-Morizet ne peut pourtant se parer de la vertu des victimes. C’est elle, malgré ses engagements anciens contre le Front national, qui a accepté de porter durant toute la campagne de Nicolas Sarkozy, la sombre parole de Patrick Buisson. C’est elle encore qui a refusé de prendre clairement position sur la loi Taubira. Elle qui a longtemps cultivé le compromis avec la Droite forte des Peltier et consorts, ces héritiers de Buisson qu’elle voue aujourd’hui à toutes les gémonies. Et, au final, son début de campagne désastreux illustre aussi bien son désarroi politique que celui d’une UMP sans cap dont une partie goûte sans complexe les idées de l’extrême droite.
Mais Anne Hidalgo et la gauche auraient tort de croire que les errements de l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, les dévoiements de certains leaders de droite et la primaire éreintante qui s’est ouverte suffiront à lui donner la victoire. Plus que la gestion de l’héritage de Bertrand Delanoë, c’est un véritable proj




