L'ombre de Nicolas Sarkozy plane au-dessus de ce qui devient de plus en plus l'affaire Tapie-Sarkozy. Parce qu'il était président de la République au moment où l'homme d'affaires est sorti gagnant de l'arbitrage l'opposant au Consortium de réalisation (CDR, chargé de liquider les actifs douteux du Crédit lyonnais) dans le dossier Adidas. Et parce que Sarkozy n'a jamais caché sa grande sympathie pour l'ex-ministre (radical de gauche) de François Mitterrand. Et si rien ne met directement en cause Nicolas Sarkozy, sa proximité de longue date avec le charismatique millionnaire, qui a refait fortune sous son quinquennat, interroge nécessairement alors que le recours à un arbitrage, comme l'identité d'un des trois arbitres, est l'objet de suspicions de plus en plus fortes. D'autant que, selon l'Express, Nicolas Sarkozy aurait rencontré Bernard Tapie à douze reprises entre juin 2007 et novembre 2010.
Dans leur enquête Tapie-Sarkozy, les clefs d'un scandale (éd. Pygmalion), les journalistes Denis Demonpion et Laurent Léger ont ausculté les liens entre les deux hommes. Deux tempéraments qui se sont connus il y a trente ans à Neuilly, deux fauves qui se sont tout de suite reconnu et se sont plu : Sarkozy est alors jeune maire RPR de la ville et Tapie y installe le siège social d'une de ses sociétés.
«Pas ami». Les deux hommes minimiseront toujours cette relation à éclipses. «Je ne suis pas l'ami» de Sarkozy, assurait ainsi




