Une «bande organisée». C'est sous cet angle que la justice pénale envisage désormais le dossier Tapie. Si la justice est conséquente avec elle-même, la mise en examen, mercredi, pour escroquerie de Pierre Estoup, l'un des trois arbitres ayant accordé des dommages et intérêts record à l'homme d'affaires, devrait être suivie de plusieurs autres. Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet à Bercy sous Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde (et actuel PDG d'Orange), convoqué le 10 juin, pourrait être le deuxième sur la liste. Suivi par d'autres hiérarques de la Sarkozie suspectés d'avoir validé la procédure d'arbitrage. Une «bande désorganisée», ironise Bernard Tapie pour déminer la polémique : «On est dans un monde tellement interconnecté où on ne peut pas ne pas connaître tout le monde.» Tout le travail de la justice sera de définir la frontière entre le copinage, qui n'est pas un délit, et l'escroquerie. Revue d'effectif.
Jean-Louis Borloo Le ministre furtif, mais décisif ?
A lire l'acte d'accusation de la Cour de justice de la République (CJR), «le principe du recours à l'arbitrage aurait été arrêté au moment de la prise de fonction, le 18 mai 2007, du nouveau ministre de l'Economie, M. Jean-Louis Borloo.» Ancien avocat d'affaires de Bernard Tapie, son intervention en faveur d'un compagnon de route tiendrait du favoritisme. «Personne ne m'a sollicité sur ce dossier, s'est défendu hier sur RTL le président de l'UDI. Je n'ai donné aucune instruction ni organisé la moindre réunio




