Cahors, Le Teil, Lorient, Saint-Ouen-l'Aumône, Chalon-sur-Saône, Saint-Etienne, La Réunion, Montluçon... Depuis un an, Najat Vallaud-Belkacem se rend une fois par mois en région pour des «porte-parolat décentralisés». Un exercice nouveau, et original. Pour Libération, la ministre revient sur cette expérience de pédagogie et de confrontation avec les citoyens. Avant la tenue ce soir du premier «porte-parolat numérique», sur le thème de l'emploi.
Comment se sont lancés ces porte-parolat décentralisés?
J'étais porte-parole de François Hollande pendant la campagne présidentielle, un peu partout en France. Cela a continué pendant les élections législatives: je me suis souvent retrouvée sur une tribune en train d'expliquer à une salle ce que le gouvernement était en train de faire. C'est très plaisant, parce que cela donne du sens et de la cohérence à ce qu'on fait. Au bout de quelques semaines, cela m'a manqué. J'ai imaginé ce concept pour faire évoluer la définition traditionnelle du porte-parole, qui est celui qui répond aux journalistes... c'est finalement quelque chose de très parisien, et de formel.
Comment cela se passe ?
C'est participatif. Ce n'est pas comme un meeting, on invite des gens à une réunion publique. J'explique ce qu'on fait et après il y a des question-réponses avec la salle. On va surtout dans des villes moyennes ou rurales, des banlieues, des territoires où les politiques vont moins. Localement, c'est pour les gens un événement de voir un représentan




