Le candidat de l’UMP Jean-Louis Costes croise celui du FN Etienne Bousquet-Cassagne devant un étal d’oignons et de radis sur le marché de Monsempron-Libos (Lot-et-Garonne). Bernard Barral, le candidat du PS, s’amuse de voir François Bayrou soutenir la candidate du Modem, Yamina Kichi, entre deux trombes d’eau de pluie sous la porte de Paris, à Villeneuve-sur-Lot.
En tout, ils sont dix-sept à se marcher sur les pieds, en campagne pour le premier tour de la législative partielle de la troisième circonscription du Lot-et-Garonne, ce dimanche. Les trois premiers cités sont d'accord sur un point : celui par qui cette élection est arrivée est définitivement absent du paysage. «La page est tournée», disent-ils avec les mêmes mots. L'ex-maire, ex-député, et ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac a annoncé le 19 mai qu'il renonçait à se représenter au suffrage de ses ex-électeurs. Et en ville comme dans les bourgs, tout se passe comme s'il n'avait jamais existé. «Je ne suis pas en campagne contre Jérôme Cahuzac», affirme Costes, les mains ouvertes comme pour dire une évidence. Le candidat visité hier par Jean-François Copé vise les électeurs «qui se sentent trahis par François Hollande et qui se sont laissé enfumer par ses promesses». Il ne s'agit plus de parler des mensonges et tricheries du très solaire personnage élu en juin 2012 avec plus de 60% des voix des 75 000 électeurs de sa circonscription.
«Peignées». La partiel




