Rien ne vaut une étape de montagne du Tour de France pour tourner la page d'une semaine politique douloureuse. Hier, François Hollande a grimpé la neuvième étape jusqu'à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). Ce fut sans encombre. Ni invectives. Le message subliminal était clair : le chef de l'Etat n'a pas perdu (totalement) le contact avec la réalité du pays et la confiance des classes populaires. Et tant pis si les sondages assurent que c'est bien auprès d'elles qu'il a vu son crédit baisser le plus fortement. Mais il fallait bien répondre à l'accusation de Delphine Batho - virée mardi du gouvernement - dégoupillée jeudi lors de sa conférence de presse : la rigueur de l'exécutif est, selon elle, non seulement «un abandon, un renoncement», mais «prépare la marche au pouvoir de l'extrême droite dans notre pays».
La majorité, déjà secouée par des spasmes de plus en plus rapprochés (lire ci-dessus), n'avait pas besoin de cela. A trois semaines des vacances parlementaires, et avant une rentrée qui s'annonce volcanique pour cause notamment de réforme des retraites, l'exécutif va s'employer à remettre un peu de liant. Et d'abord avec les Verts.
«Rester». A situation d'urgence, agenda d'urgence. «Avec les écolos, on n'est toujours pas très loin de la ligne», a confié Hollande aux députés PS qu'il recevait à l'heure de l'apéritif mardi. L'exécutif ne peut se permettre un éclatement de sa majorité à moins d'un a




