Les lettres ONLR (pour «on ne lâche rien) tracées dans le sable d’une plage à Carnac (Morbihan), un drapeau accroché sur un voilier ou à l’entrée d’une tente, ou encore une photo de famille avec parents et enfants en sweat-shirt au logo bleu et rose devant une cascade sur l’île de São Tomé… Même en vacances, ils embarquent la Manif pour tous dans leurs bagages, avec ses couleurs, ses emblèmes, ses valeurs. Et le font savoir sur la page Facebook du mouvement, qui dispose d’un album dédié, sans cesse réactualisé. L’initiative peut sembler anecdotique, mais elle vise à entretenir le sentiment d’appartenance à une communauté qui s’est découverte lors du débat sur l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels, et qui ne veut pas s’éteindre.
Franchise. Pas de trêve estivale : sur les réseaux sociaux, qui leur ont été si précieux pour mobiliser toute cette année, les opposants au mariage pour tous s'activent tous azimuts. Le mouvement a même furtivement passé les frontières et lancé sa franchise italienne. Environ 200 Français se sont rassemblés à Rome devant le Parlement le 25 juillet, le jour de l'examen d'un texte sur la pénalisation de l'homophobie.
Dans l'Hexagone, les militants de la Manif pour tous ont squatté plusieurs étapes du Tour de France, agitant leurs drapeaux au passage des coureurs et des caméras. D'autres poursuivent leurs bruyants comités d'accueil des membres de l'exécutif (François Hollande,en déplacement en




