Menu
Libération
Analyse

L’UMP à mots couverts vers l’inventaire

Réservé aux abonnés

Après avoir longtemps repoussé l’échéance, le parti d’opposition se résout à faire le périlleux bilan du quinquennat Sarkozy.

Publié le 19/08/2013 à 21h26

En politique, un débat peut en cacher un autre. Peu portée sur l'introspection - encore moins sur l'autoflagellation - la droite vient pourtant d'entrouvrir la porte pour jeter un regard sur le quinquennat Sarkozy. Certes, le président de l'UMP, Jean-François Copé, a ses pudeurs : au droit «d'inventaire» réclamé par les plus facétieux de son parti, il a opposé un simple «débat» (avant la mi-octobre) qui devra servir «exclusivement l'avenir». Pas question d'instruire un début de procès des années Sarkozy, ni d'hypothéquer les conditions d'un éventuel retour. Mais qu'importe ces précautions de langage. Pour tous à droite, le message est clair : Nicolas Sarkozy n'est plus intouchable. Et derrière l'inventaire, c'est bien sa place et son avenir dans la boutique UMP qui seront le véritable enjeu du débat.

«Nuls». A quelques mois des élections municipales et européennes, la nécessité de purger Le sujet qui hante les rangs de la droite était - question de point de vue - un mal ou un bien nécessaire. Car la paralysie actuelle de la principale force d'opposition est en grande partie liée au petit jeu de cache-cache de l'ancien chef de l'Etat. Pas une semaine ne passe depuis sa défaite sans qu'il ne s'entretienne avec des dirigeants de la droite, ne convoque à son bureau un député battu ou un ancien ministre à qui il promet un avenir radieux. Ses états d'âme, ses critiques, ses «inquiétudes pour la France» sont d

Dans la même rubrique