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Retraites : Hollande un pas en avant, impôt en arrière

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Après avoir longtemps tergiversé, l’exécutif se tournerait vers une hausse des cotisations plutôt que de la CSG pour financer la réforme. Avec la volonté de ne pas alimenter le «ras-le-bol fiscal des Français».

Jean-Marc Ayrault a reçu les partenaires sociaux avec Marisol Touraine (Affaires sociales), Michel Sapin (Travail) et Marylise Lebranchu (Fonction publique), hier à Matignon. (Phot Albert Facelly)
Publié le 26/08/2013 à 22h36

Sauf retournement de dernière minute, le gouvernement devrait choisir la hausse des cotisations sociales pour financer sa réforme des retraites. Et, donc, abandonner la piste, longtemps envisagée, d'une augmentation générale de la CSG. Selon plusieurs sources, le principe aurait même été arrêté dès la semaine dernière par François Hollande. Ce qui ne serait pas étonnant compte tenu des délais que s'est fixés l'exécutif : le projet de loi de réforme doit être entièrement ficelé pour être envoyé la semaine prochaine au Conseil d'Etat. Mais à Matignon et à l'Elysée, on continue de dire que «rien n'est encore décidé». Pour une raison simple : Jean-Marc Ayrault reçoit encore aujourd'hui à Matignon plusieurs organisations syndicales, dont FO.

Coulisse. Or l'exécutif veut afficher une irréprochable concertation sociale. Jusqu'au bout. Et pour l'instant ça marche. Les syndicats, même les plus hostiles à l'idée de la réforme - comme FO et la CGT - reconnaissent ouvertement que le gouvernement a joué la carte du dialogue social (lire page ci-contre).

Ce week-end, à l'université d'été du PS à La Rochelle, le représentant de FO, Philippe Pihet, a même déclaré : «Ce gouvernement a quand même une autre conception [que le précédent] du dialogue social. Cela fait maintenant un an et demi que l'on discute des retraites.» Si officiellement les options restent ouvertes, en coulisse, il ne reste que quelques ajustements techniques à

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