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Analyse

2. Ceux qui prônent la punition.

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Le gouvernement entend mener des frappes limitées. Copé et Juppé approuvent, sans même exiger un vote du Parlement.

Publié le 03/09/2013 à 22h26

«Punir.» François Hollande a prononcé le premier ce mot, en écho à Barack Obama, le mardi 27 août, devant les ambassadeurs français. L'attaque semblait imminente. «La France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents», avait martelé le Président… «Tout porte à croire que c'est le régime qui a commis cet acte abject.» La solennité de sa déclaration, la volonté affichée d'intervenir militairement en Syrie – et à l'époque celle des alliés américains et britanniques – lui avaient valu une brève accalmie sur le front politique intérieur. Pendant quelques heures, opposition et majorité ont semblé s'accorder, à quelques exceptions près, sur la sentence présidentielle : «Le massacre chimique de Damas ne peut rester sans réponse.» Restait à s'entendre, comme l'a souligné François Hollande, sur «la riposte la plus appropriée aux exactions du régime».

Une semaine plus tard, l’urgence n’est plus d’infliger une punition au régime de Damas, ni même d’en définir la nature. La demande d’un vote au Parlement, portée par l’ensemble de l’opposition et notamment par l’UMP, éclipse les débats de fond et tempère les indignations contre le massacre à l’arme chimique. Depuis la décision des parlementaires britanniques de s’exclure du jeu et celle d’Obama de conditionner une intervention militaire au feu vert de son Congrès – qui se réunira le 9 septembre –, l’attentisme règne, même chez les plus remontés

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