La stratégie de Matthieu Chamussy, au moins, est claire. Ce conseiller municipal, seul candidat UMP déclaré à la primaire pour les élections municipales de 2014 à Grenoble (Isère), est en campagne et n'entend pas y renoncer : «Je continue ma route», assure-t-il.
La stratégie de l'autre candidat UMP, en revanche, est plus compliquée à comprendre. Dans une interview au Dauphiné libéré, Alain Carignon, ex-maire de Grenoble de 1983 à 1995, condamné pour corruption et abus de biens sociaux en 1996, déclare qu'il ne «participer(a) pas à la course des perdants». «Je suis pris pour cible par des personnes de mon propre camp», explique-t-il. Comprendre qu'il ne sera pas candidat à la primaire et donc à la mairie ? «Je prends cette décision en l'état, mais je reste dispo et mobilisé, tempère-t-il. S'ils veulent gagner qu'ils m'appellent !»
«Bâillonner». En théorie, la balle est dans le camp du conseil des primaires. Ce matin, ces quatre «sages» vont se réunir. S'ils décident la reprise du processus, Carignon repartira-t-il en campagne ? L'ex-maire de Grenoble refuse de répondre. Au départ, le conseil des primaires devait se réunir, non pas pour clarifier les positions de Carignon, mais pour résoudre une situation de blocage.
La consultation grenobloise est en effet suspendue depuis le 28 août. Et ça n'est pas du fait de l'ancien maire de Grenoble, mais de Jean-Claude Peyrin. Le président de la féd




