Valls encore ? Eh oui… Mais face au chroniqueur politique de France Inter Thomas Legrand. Je vous raconte. L'été finissant, tandis que l'actualité peaufinait son hâle sur des aires d'autoroutes et que s'épuisait, des fusillades marseillaises, l'intérêt convenu, advint, le jeudi 22 août à Marignane, ceci : le casse à main armée d'un bureau de tabac par deux voyous qu'un témoin en voiture, avec son épouse et leur enfant de 15 mois, vit s'enfuir à scooter avec la caisse et quelques cartouches de cigarettes. Paul Blondel, 61 ans et retraité d'Air France, décide d'intervenir ; percute mollement le deux-roues des méchants, pour les faire choir, au moyen de son propre véhicule ; dont il s'extrait, «muni d'une batte et d'une bombe lacrymogène», dira un témoin ; et tente de désarmer et interpeller les voleurs. Il en mourra dans la soirée, abattu, au cours de l'altercation, de deux balles de fusil. Le coup de semonce dont une radio fit état n'a pas été avéré. Grande émotion.
Qu’en faire dans une chronique ? A priori, rien. De la délinquance ordinaire qu’entretient la misère sociale à l’obsession sécuritaire qu’exacerbe l’omniprésence d’un Front national qui dirigea la ville et y pesait encore quelque 35 % des suffrages lors de la dernière présidentielle en passant par le racisme bien banalisé, tout, crut-on trop vite, était dit avant de s’écrire. Et puis, jeudi soir, cette chronique étant déjà dans les tuyaux de sa publication du lendemain, à quoi bon ? Dès samedi, le meurtrie




