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interview

Ian Brossat : «Hidalgo doit s’opposer à la politique d’austérité du gouvernement»

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Nommé ce lundi chef de file du PCF à Paris, Ian Brossat, élu du XVIIIe arrondissement, pose ses conditions avant une éventuelle alliance avec le PS pour les municipales.

Publié le 10/09/2013 à 7h40

Ian Brossat, 33 ans, nommé ce lundi chef de file du PCF à Paris, n'exclut aucune alliance avec le Parti de gauche (PG) ou le Parti socialiste (PS) avant le premier tour des municipales. Défenseur du Front de gauche, sa préférence va au PG, qui a déjà désigné sa candidate, la conseillère de Paris Danielle Simonnet. Mais les élus et les militants communistes parisiens sont plutôt partisans d'une liste commune avec les socialistes, eux-mêmes très favorables à cette idée et prêts à négocier sur le programme et le nombre de candidats communistes éligibles dans les arrondissements. En attendant que la question soit tranchée, Ian Brossat, élu du XVIIIe arrondissement, pose ses conditions au PS.

Pourquoi êtes-vous désigné chef de file du PCF, alors que vous partirez avec le Parti de gauche ou avec le PS en mars ?

Je suis les règles de mon parti. Chez nous, ce sont les militants qui choisissent leurs têtes de listes pour les municipales. Ce sont eux aussi qui décideront le 19 octobre quelle sera notre future alliance pour le premier tour à Paris. Mais ça ne m’empêche pas de poser plusieurs conditions en préalable dans nos discussions avec le PS, qui portent essentiellement sur le projet. Il faut infléchir la ligne du PS à gauche, et remunicipaliser le débat, car Paris n’est pas la France. Si Anne Hidalgo a le courage de s’opposer à la politique d’austérité du gouvernement, alors l’union sera possible.

Quelles sont vos conditions ?

Nous avons déjà un programme en dix points, pour combattre «la ville trop chère» et sauver la disparité sociale dans la capitale. En premier lieu, le logement : je souhaite 30% de logements soci

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