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analyse

Dur dehors et mou dedans

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Le Président s’est montré ferme sur la politique étrangère et plus fuyant sur les dossiers nationaux.

François Hollande, dimanche soir, sur TF1. (Photo Sébastien Calvet pour Libération)
Publié le 15/09/2013 à 21h46, mis à jour le 16/09/2013 à 11h49

Y a-t-il deux présidents en François Hollande ? L'un pour l'extérieur, l'autre pour l'intérieur. Car, à première vue, les deux ne se ressemblent pas du tout. Le premier parlerait clair, déciderait vite et assumerait la prise de risque. Quitte à devoir se retrouver isolé. Ce qui, en matière diplomatique et militaire, peut au finale se révéler dévastateur. Après le Mali, la crise syrienne a, en tout cas, révélé un Hollande droit dans ses principes. Presque jusqu'au-boutiste. Hier soir sur TF1 face à Claire Chazal, il a rappelé que l'accord russo-américain de samedi «était une étape importante, mais pas le point d'arrivée».Il a aussi réaffirmé la position française : soutenir une résolution aux Nations unies qui écrive noir sur blanc «la possibilité d'une sanction en cas de non-application de l'accord». Et Hollande de rappeler que «l'option militaire doit demeurer, sinon il n'y aura plus la contrainte».

Calamiteux. Qu'est-ce que l'opinion française retiendra de cette fermeté présidentielle ? Restera-t-elle comme «un fait marquant du quinquennat de Hollande», tel que le soulignait un de ses conseillers ? Il est probable que non. Le soutien à une intervention militaire en Syrie, même ciblée, a toujours été minoritaire dans l'opinion publique. Et encore aujourd'hui, 60% des Français, selon un récent sondage de BVA, se déclarent insatisfaits de la gestion par Hollande de la crise syrienne. «La population f

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