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Analyse

Sarkozy, un legs dur à digérer

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L’ex-président garde une forte influence idéologique sur les leaders de droite.

Publié le 16/09/2013 à 21h16

Délicieux chaos. Il était organisationnel, le voilà idéologique. Le fumet de la guerre des chefs est toujours acide mais un nouveau front s'ouvre à droite avec la bataille des idées. Nicolas Sarkozy jubile : ses amis de l'UMP ont décidément bien du mal à (sur)vivre sans lui. Ce week-end, on l'a vu à profusion en photo sur Facebook, sourire en coin, quand les ténors du parti s'écharpaient sur l'attitude à tenir à l'égard du Front national. Sublime télescopage : sur cette image aussi forte que signifiante, l'ancien chef de l'Etat présente, tel un joueur de foot, un maillot sur lequel est floqué «NS reviens» avec ce gros chiffre : 2017. On ne saurait être plus explicite pour se poser, le moment venu, en homme providentiel.

Hémisphère droit. Seize mois après son départ de l'Elysée, la droite est en ruines. Et quel autre chef de chantier que lui pour la remettre d'équerre ? En mai 2012, Nicolas Sarkozy l'a laissée en plan avec un curseur déporté à droite toute. Ce legs politique de la «droitisation» n'a toujours pas été inventorié. Un influent idéologue maurrassien - Patrick Buisson - se targuait d'être passé par l'hémisphère droit du cerveau présidentiel. Il a aussi irrigué durablement ceux de l'électorat UMP et d'une partie de ses leaders. Incapable de se pencher sur les causes profondes de sa défaite élyséenne, ou plus simplement de débattre, l'autoproclamé «grand parti de la droite et du centre» s'est embarqué dans une fu

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