«L’écart entre les riches et les pauvres ne s’accroît plus si davantage de gens ont accès à l’emploi. […] L’emploi précaire a légèrement reculé, le nombre de contrats à durée déterminée est resté stable, tandis que l’emploi en général a progressé.»
Angela Merkel chancelière allemande, le 1er septembre
INTOX. Il y a ceux qui ne jurent que par lui, et ceux qui l'accusent de tous les maux. Le «modèle allemand» divise depuis qu'il a été mis en place, il y a dix ans, par les quatre «lois Hartz», qui ont considérablement flexibilisé le marché du travail. A leur crédit, une baisse spectaculaire du taux de chômage, passé de 11,3% en 2005 à 5,4% aujourd'hui, un quasi record à l'échelle de l'Union européenne, quand la France frise les 11%. Mais les détracteurs de ce modèle préfèrent évoquer le prix à payer pour en arriver là : pas de salaire minimum, des inégalités qui se creusent, une précarisation de l'emploi qui s'accélère… «Pour ceux qui s'intéressent à la vie, personne n'a envie d'être allemand», avait même jugé, au début de l'été, Jean-Luc Mélenchon. Angela Merkel, qui a hérité en 2005 de ce système instauré un an plus tôt par le social-démocrate Gerhard Schröder, a évidemment une analyse différente. La chancelière allemande, qui brigue dimanche un troisième mandat, a tenu à défendre le modèle au cours du débat télévisé qui l'a opposée durant la campagne à son rival de centre-gauche, Peer Steinbrück. «Nous venons de voir que l'écart entre les riches et les pauvres ne s'accroît plus si davantage de gens ont accès à l'emploi», a-t-elle souligné, avant d'ajouter : «L'emploi précaire a légèrement reculé, le nombre de contrats à durée déterminée est resté stable, tandis que l'emploi en géné




