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Pour les Tiberi, la messe n’est toujours pas dite

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L’ancien maire de Paris livre sa dernière bataille: imposer son nom ou celui de son fils comme tête de liste dans le Ve arrondissement, quitte à entrer en guerre ouverte avec NKM.

Jean Tiberi (à droite) et son fils, Dominique, à la mairie du Ve arrondissement, le soir du second tour des précédentes élections municipales, le 16 mars 2008. (Photo Sébastien Calvet)
Publié le 22/09/2013 à 19h46, mis à jour le 23/09/2013 à 9h56

On a moins vu le maire, ces derniers temps, rue Mouffetard. Personne, ce dimanche de septembre à la sortie de la messe à Saint-Médard, ni sur le marché de la place Monge qu'il arpente depuis les années 60. Un signe pour José, marchand de primeurs : «Il est fini, Tiberi.» Les militants socialistes, aussi, sentent souffler un changement dans le Ve arrondissement de la capitale : «On est accueillis chez les commerçants ! Aux dernières élections, ils avaient peur d'être vus avec nous, ils savaient qu'ils recevraient un coup de fil menaçant de la mairie le lendemain», raconte l'un d'eux.

Fini, le roi Jean ? A bientôt 79 ans, on l'entend parfois soupirer et il a le pas moins sûr. Souvent, c'est dans sa Laguna de fonction aux vitres opaques qu'il traverse la place du Panthéon, entre son domicile et la mairie, son épouse Xavière dans son sillage. Il est un peu fatigué. Et, surtout, préoccupé. En mars, Nathalie Kosciusko-Morizet, avant même de gagner la primaire de droite qui l'a désignée pour mener la bataille de Paris contre la socialiste Anne Hidalgo, s'est promis d'avoir sa peau : «Je ne présenterai aucune liste avec des gens sous le coup de condamnations importantes», a-t-elle lancé. C'est Tiberi, alors fraîchement condamné en appel à trois ans de prison avec sursis dans l'affaire des faux électeurs du Ve arrondissement, qu'elle visait. Et ça l'a vexé. «Nathalie l'a pris de front, en le traitant de ringard dans la presse… Quell

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