La journée présidentielle se terminait plutôt bien à Florange, pour le plus grand plaisir de l'Elysée, quand les dépêches sont tombées. D'Angers, où les écologistes tenaient leurs journées parlementaires, Cécile Duflot venait d'en appeler à François Hollande, le priant - en substance - de recadrer son ministre de l'Intérieur pour ses propos sur les Roms. Aux yeux de la ministre du Logement, Manuel Valls est allé «au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain» en jugeant que les Roms n'avaient pas vocation à s'intégrer en France. Sa voix trahit une tension, mais elle ne s'arrête pas là, compare ces propos à ceux de Nicolas Sarkozy et brandit la menace du Front national en rappelant à la gauche le souvenir douloureux du 21 avril 2002.
«Quand tous, nous avons dit que le discours de Grenoble était un scandale absolu, nous ne pouvons pas laisser penser que nous pourrions utiliser les mêmes méthodes», insiste-t-elle. Les militants écolos applaudissent à tout rompre. Mais, sur la tribune, on voit les ministres Philippe Martin et Alain Vidalies déglutir. La sortie de Duflot ? «Privilège des minorités», soupire par SMS un ministre PS s'empêchant toute parole publique sur le sujet depuis mardi. Malgré la virulence de la charge, personne ne veut prendre le risque d'une crise gouvernementale. Même Arnaud Montebourg qui, dans un premier temps, avait demandé - en vain - à Valls de corriger ses propos, est rentré dans le rang. La crise économique est là, le




