Il y a les couples qui se ressemblent et ceux qui s'assemblent. Les premiers s'aimantent par leur symétrie, les seconds par leur complémentarité. Celui formé par François Hollande et Manuel Valls relève très clairement de la deuxième catégorie. Même si, place Beauvau, on aime vendre l'idée que lorsque le ministre de l'Intérieur parle, il ne fait qu'exprimer la pensée profonde du chef de l'Etat. «Il y a un axe Hollande-Valls depuis longtemps, confie ainsi un ministre proche de Valls. Entre les deux, il y a un lien profond. Et le Président n'a jamais pris ses distances avec lui.»
La preuve, aiment à rappeler les partisans de cette thèse, c’est que quand le chef de l’Etat prononce en public le nom de son ministre de l’Intérieur, c’est à chaque fois pour lui décerner de bons points. Par exemple, le 14 juillet, beaucoup s’attendaient à ce que Hollande recadre Valls, coupable de lui avoir grillé la politesse en prononçant la veille un discours de politique générale présidentielle. Erreur : le Président a appelé son gouvernement à prendre exemple sur le ministre de l’Intérieur.
Que Manuel Valls et François Hollande forment un couple, cela ne fait aucun doute. Certes, les deux hommes ne sont pas des amis. Ni des alliés historiques. L’ancien maire d’Evry n’a jamais fait partie du cercle fermé de la hollandie. Mais depuis la campagne, les deux hommes ne se quittent plus. Ils sont en contact quasi permanent. Par SMS ou téléphone. Y compris sur de sujets qui débordent la




