Le couperet tant redouté par les militaires et les élus locaux est tombé hier. Un régiment dissous à Carpiagne (Bouches-du-Rhône), où il sera remplacé par un autre transféré d’Orange (Vaucluse), et quatre sites de l’armée de l’air touchés : c’est la potion amère que la Défense devra ingurgiter en 2014. Soit 7 500 postes supprimés, selon un responsable du ministère cité par Reuters. D’autres restructurations suivront puisque la nouvelle loi de programmation militaire (LPM), qui s’appliquera entre 2014 et 2019, prévoit 23 500 suppressions.
Cette baisse des effectifs s’ajoutera aux 54 000 postes élagués dans le cadre de la précédente LPM (2008-2013). Au grand dam du monde militaire, qui statutairement ne peut s’exprimer, mais n’en pense pas moins. Car malgré les discours rassurants des autorités politiques et les hommages appuyés au savoir-faire des armées, sollicitées coup sur coup en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye et au Mali, celles-ci ont la désagréable impression de servir de variable d’ajustement en temps de crise.
Colère. Déjà fortement mise à contribution au cours des dernières années, l'armée de terre va perdre l'an prochain le 4e régiment de dragons installé à Carpiagne. Doté de chars Leclerc, celui-ci compte actuellement 1 000 militaires et civils. Mais cette localité située près de Marseille ne dit pas pour autant adieu à ses soldats : les 900 légionnaires du 1er Régiment étranger de cavalerie, instal




