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Libération
Reportage

«Ne répondez pas aux provocations, serrez les dents»

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La cantonale partielle de Brignoles, dont le premier tour se tient dimanche, est l’occasion pour le FN de roder sa stratégie pour les municipales de 2014.

ParCharlotte Rotman
Envoyée spéciale à Brignoles (Var)
Publié le 04/10/2013 à 20h36

La salle est pleine à craquer. Une cinquantaine de personnes, un soir de la semaine au local du Front national à Brignoles (Var). C'est veillée d'armes. Dimanche se jouera le premier tour d'une cantonale partielle, déjà invalidée à deux reprises. Le FN veut en faire une victoire symbolique. Marine Le Pen a déjà parlé de «véritable poussée». David Rachline, cadre du parti d'extrême droite dans le Var, ne ménage même pas le suspense : «Je ne vois pas comment la perdre, cette élection. Le mouvement d'opinion est trop important.» La première fois, le FN l'avait emporté de 5 voix. La deuxième, le PCF en avait eu 13 d'avance. Dans les deux cas, les candidats UMP n'avaient pas pu se maintenir au deuxième tour… et n'avaient donné aucune consigne de vote pour ces duels.

Devant les siens, Laurent Lopez, le candidat FN, est gonflé à bloc. «On est tous là avec le même objectif : décrocher le premier siège de conseiller général en France pour le FN. Il n'y en a pas un seul… Avec plus de 6 millions d'électeurs.» «Lamentable», lance un costaud dans le fond. «Si c'est ça, la démocratie», déplore un autre. Laurent Lopez poursuit et galvanise les militants (si jamais ils en avaient besoin) : «On va mettre la gomme, on va se déchirer. Parce qu'on est l'espoir.»

«Exemplaires». Pour preuve, il accueille un «tout nouvel adhérent» : «Il m'a appelé ce matin, vas-y, lève-toi. Bravo à toi. On va te briefer,

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