Après le bon score de son parti à Brignoles, qui a propulsé en tête le candidat frontiste à la cantonale partielle dimanche, Marine Le Pen n'a pas manqué de fanfaronner hier sur le «FN, premier parti de France». Un peu rapide, s'agissant d'un scrutin local frappé par une très forte abstention : les électeurs étaient appelés à voter pour la troisième fois, après deux invalidations.
L’absence de mobilisation
Sur les 20 728 inscrits, près de 67% d'entre eux ne se sont pas déplacés. C'est plus que lors des dernières cantonales à Brignoles. L'abstention atteignait 61,8% en 2012 et 56,8% en 2011. Cette lassitude touche surtout la gauche. Dans des bureaux de vote, où elle fait habituellement de bons scores, elle n'a pas su mobiliser. «Ce sont des gens qu'on connaît, mais qui ne sont pas venus voter et ne se sont pas reconnus dans cette élection et dans cette bataille d'appareils avec six candidats en lice», constate un responsable PS.
La gauche désunie
D'une cantonale à l'autre le candidat communiste passe de près de 40% en 2012 à moins de 15%, ce dimanche… Mais ce n'est pas le même. Claude Gilardo, 78 ans, ancien candidat et maire de Brignoles avait fait savoir qu'il voulait passer la main. C'est un professeur d'histoire-géo du lycée Raynouard à Brignoles, Laurent Carratala, 54 ans, moins connu, qui est parti. En campagne, il a été confronté aux critiques sur la politique «d'austérité» du gouvernement… Tout en étant soutenu par le PS qui n'a pas présenté de candidat pour éviter l'éparpillement. Sauf




